Ysaline Fearfaol : chroniques et autres écrits

Sorties de février 2021...

2 Février 2021

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23 février 2021

Service presse de NetGalley : les voleurs de curiostés (Jess Kidd)

Les voleurs de curiosités (Jess Kidd)

Londres, 1863. Bridie Devine, détective spécialisée dans les affaires délicates, s'attaque au cas le plus insolite de toute sa carrière. Christabel Berwick, l'héritière d'un baronnet, a été kidnappée. Mais la fillette n'est pas une enfant ordinaire. Son existence a été cachée aux yeux de tous et ses étranges talents semblent autant effrayer son entourage qu'ils attirent l'attention des collectionneurs de curiosités. Aidée dans sa quête par le fantôme tatoué d'un boxeur mélancolique, Bridie suit pas à pas les traces laissées par les ravisseurs, replongeant malgré elle dans un passé qu'elle a tenté d'oublier.

Résurrectionnistes, saltimbanques mercenaires, créature aquatique légendaire : autant de personnages qui hantent les pages de ce roman où le spectacle est roi, et qui fait la part belle à une enquête digne des plus grandes énigmes policières.

 

Une lecture prenante en dépit d'une narration un peu déroutante

En effet, j'ai trouvé la narration un peu déroutante. Pas parce que l'auteur alterne entre des événements passés et le présent ; je suis une habituée de ce genre de sauts dans le temps et je peux même dire que j'en raffole. Ni parce que la narration alterne entre passé et présent (même si, en l'occurrence, je trouve que n'utiliser que le passé aurait été préférable, mais j'avoue aussi ne pas être une adepte de la narration au présent). Ni même parce qu'il arrive au narrateur d'interpeller le lecteur. Disons que par moments, j'ai trouvé le style lourd, un peu fouillis, même, et que du coup, ça m'a empêchée de m'immerger complètement dans l'histoire (ce qui est un peu le comble pour une histoire où l'eau tient un rôle de premier plan...).
Parce que sinon, l'histoire elle-même est prenante, et c'est avec plaisir qu'on suit Bridie dans ses investigations. L'univers créé est bien construit. Il frôle le fantastique sans que celui-ci soit prépondérant ; c'est juste ce qu'il faut pour une histoire se déroulant au 19e siècle, qui est, rappelons-le, un siècle féru de fantastique et autres manifestations surnaturelles. Les personnages sont tous dotés d'une épaisseur qui fait qu'aucun d'eux n'est relégué au second plan, sauf peut-être l'inspecteur Rose, qui est assez en retrait, et il y a suffisamment de rebondissements pour tenir le lecteur en haleine.

Par contre, j'ai trouvé la fin un peu abrupte, et j'espère qu'une suite est prévue. De même, j'ai trouvé que la présence de Ruby auprès de Bridie n'était pas complètement expliquée, et je trouve ça dommage. Toutefois, en dépit de ces deux points, la lecture reste agréable et distrayante.

#LesVoleursdecuriosités

#NetGalleyFrance

 

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21 février 2021

Roméric et Azalée : temps d'hiver 12

Consigne des Défis du Samedi : « Curriculum ».

 

Temps d'hiver 12

Roméric poussa un soupir de soulagement intérieur en entendant la réponse de son père. Oui, Robert était toujours là, et de plus, il n’arborait pas l’expression désapprobatrice dont il était coutumier lorsqu’il avait des remontrances à adresser à ses fils.

Une expression que les trois frères connaissaient depuis leur plus tendre enfance et qu’ils avaient appris à redouter.

— Installe-toi, offrit le jeune homme en désignant le salon. J’en ai pour une minute.

S’il avait l’habitude de recevoir ses frères dans la cuisine, jamais Roméric n’aurait envisagé de faire pareil avec son père, aussi ses yeux s’écarquillèrent lorsque ce dernier tira une chaise pour prendre place devant la table de la cuisine.

— Pourquoi ne pas rester ici ?

— Comme tu voudras, souffla le jeune homme.

Un silence gêné s’invita tandis que Roméric s’activait pour faire couler le café, avant de sortir des tasses et une boîte de biscuits. Il régna encore quelques instants lorsque les deux hommes furent assis face à face, jusqu’à ce que Robert finisse par le rompre d’un ton neutre :

— Depuis combien de temps sais-tu que je t’observe ?

— Une bonne dizaine de jours, je dirais.

— Ta fiancée aussi l’a remarqué.

— C’est que… tu ne passes pas inaperçu. Enfin, pas longtemps.

Un bref sourire détendit les traits durs de Robert.

— Ce doit être un trait de famille, commenta-t-il négligemment. Un trait dont tu as hérité.

— Moi ?

L’étonnement de Roméric n’était pas feint. Son père prit le temps de se servir un autre café avant de poursuivre :

— On parle beaucoup de toi, dans les salons et ailleurs. Surtout depuis que tu es fiancé à Azalée.

— Je suppose que tu désapprouves…

Une fois de plus, Robert surprit son fils.

— Azalée a toujours fait ce qui lui plaisait sans s’occuper de ce que pensent les gens. Alors que j’approuve ou non…

Roméric referma ses mains autour de sa tasse, comme pour se donner du courage pour ce qui allait suivre.

Ces mots qu’il n’avait jamais prononcés et qui à présent lui brûlaient les lèvres…

— Je suis désolé pour avoir amené l’opprobre sur la famille. J’ai agi comme un crétin.

Le jeune homme s’interrompit une seconde, puis continua doucement.

— Pourtant, je mentirais en disant que je regrette. Oui, il y a des conséquences dont je me serais bien passé, mais d’un autre côté, sans cela, jamais Azalée ne se serait intéressé au gamin trop gâté que j’étais.

Pour l’une des rares fois de son existence, Robert resta sans voix. Il ne savait pas vraiment à quoi il s’attendait en acceptant l’invitation de son fils, mais certainement pas à cette franchise aussi brutale qu’ambiguë. Délaissant son café, l’homme se renversa sur sa chaise.

— Ta mère a raison. Tu as changé.

La prise de Roméric sur sa tasse se resserra. Son cœur se mit à battre à grands coups tandis qu’il osait :

— Comment dois-je l’entendre ?

Robert prit son temps pour formuler sa réponse.

— Là où auparavant tu aurais fui les conséquences de tes actes, aujourd’hui, tu acceptes tes responsabilités. C’est quelque chose que j’apprécie.

Abasourdi, Roméric crut un instant qu’il avait mal entendu. Pourtant, déjà son père poursuivait :

— Si vous n’avez rien de prévu, Azalée et toi devriez venir déjeuner dimanche à la maison.

— Tu… tu es sérieux ?

Robert leva un sourcil impérieux.

— Ai-je l’habitude de plaisanter sur ce genre de sujet ?

— Euh… je… non.

— Bien. Ne préviens pas ta mère au dernier moment ; tu sais qu’elle a horreur de ça.

— Je… Tu es vraiment sûr ?

Robert prit une grande inspiration et posa ses paumes à plat sur la table.

— Très bien. Cessons de tourner autour du pot une bonne fois pour toutes. Oui, je t’en ai voulu pour avoir amené le déshonneur sur notre famille, et si tu tiens à le savoir, je ne regrette rien de ce que j’ai fait. S’il fallait recommencer, j’agirais exactement de la même manière. Mais tu n’es plus le petit con qui trouvait amusant de commettre des cambriolages pour meubler son existence et qui a été condamné à la prison. Tu es devenu un homme.

L’homme désigna la pièce d’un geste suffisamment large pour que son fils comprenne qu’il englobait en réalité toute la maison.

— Tu as su te refaire une vie et un curriculum, sans rien demander à personne. Certes en dessous de ton niveau social d’autrefois et de tes capacités, mais plutôt que pleurer sur ton sort, tu l’acceptes, et tu ne rechignes pas à la peine. Je serais injuste en ne reconnaissant pas ton mérite et en continuant à te tenir à l’écart de ma vie. Tu es mon fils, après tout.

Roméric eut l’impression qu’un poids énorme s’envolait de ses épaules en entendant les derniers mots de son père.

Des mots d’acceptation.

Des mots de pardon.

L’émotion enroua sa voix lorsqu’il put enfin parler.

— Je… Merci, papa.

Le jeune homme planta son regard dans celui de son interlocuteur.

— Je n’abandonnerai pas mon travail ici. Je sais qu’il est très en dessous de mon niveau social, mais je me suis engagé auprès des parents d’Azalée, et j’ai toujours respecté ma parole. D’autre part, j’aime ce travail.

Roméric laissa passer une infime seconde.

— Je n’en avais aucune idée, mais je trouve agréable de m’occuper d’un jardin. Et surtout, je ne suis pas enfermé.

L’ancien détenu espérait que son père comprendrait cet aveu aussi timide que voilé. Robert ne le déçut pas.

— J’ai vu que tes portes restaient ouvertes.

Les deux hommes échangèrent un sourire, le premier depuis plus de deux ans, puis Robert reprit :

— Je ne voyais pas les choses autrement.

Roméric saisit parfaitement le sous-entendu. Si les portes de la maison familiale lui étaient à nouveau ouvertes, il n’avait pas encore regagné sa place de fils de famille.

Une place que, de toute façon, il n’était pas tout à fait certain de vouloir retrouver… Cette conversation avec son père lui avait montré que la prison l’avait changé bien plus qu’il ne le pensait. Profitant de ce que l’ambiance s’était détendue entre Robert et lui, Roméric décida d’approfondir le sujet.

— Je ne te cacherai pas que je n’ai pas encore réfléchi à ce que je ferai de mon avenir. Azalée est l’héritière des affaires de sa famille, mais je ne compte pas vivre à ses crochets. Tant que nous ne sommes pas mariés, je peux rester le gardien de la propriété. Ensuite… je suppose que ça ferait un peu bizarre, même si techniquement rien ne l’empêche. Je pense que je chercherai un autre travail. Ou peut-être que je verrai pour faire une formation d’horticulteur et créer ma propre entreprise ; je sais par expérience que personne ne se bousculera pour embaucher un ex-détenu.

Le jeune homme se mordit la lèvre avant de conclure :

— Tout ça, je le ferai par moi-même. Et tant pis si je ne trouve rien d’autre qu’un emploi de manutentionnaire pour gagner ma vie.

Robert ne chercha pas à cacher la fierté mêlée d’amusement qui l’envahit à ces mots. Sous la provocation, il avait décelé la crainte. En choisissant volontairement un métier situé très bas dans l’échelle sociale, son fils le mettait à l’épreuve, afin de savoir s’il perdurerait dans sa volonté de renouer des liens.

— Tu as ma parole que je ne me mêlerai pas de ta manière de gérer ta vie. Et que je ne retirerai pas mon invitation.

La gratitude illumina le regard de Roméric.

— Merci, papa.

— Je t’attends donc dimanche avec ta fiancée ? fit l’homme en se levant pour prendre congé.

— Je n’ai pas encore dit que nous viendrions.

Robert haussa un sourcil amusé.

— Tu oserais donc contrarier ta mère ?

Temps d'hiver 12

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20 février 2021

Qui suis-je...?

Consigne des Défis du Samedi : que chacun se présente et se situe comme il le souhaite…

 

 Qui suis-je...?

Comment ? Se présenter ? En voilà une question difficile… Par principe, je ne parle quasiment jamais en moi, en particulier sur les réseaux sociaux, où ce qui est du domaine du privé ne l’est en réalité pas tant que ça… Et ce n’est pas parce qu’on met « amis » que les publications sont pour autant protégées… Il y a eu assez de problèmes de fuites de données sur ces divers réseaux pour le prouver, et puis aussi, que sait-on réellement des personnes que l’on côtoie sur ces réseaux… ? Tiens, récemment, l’un de mes contacts dont je suis pourtant proche a découvert que j’avais réellement une fille – qui est, si vous ne le savez pas encore, mon modèle pour Blodwyn de Chânais – ! Qui est-elle ? Elle vous le dira si elle en a envie, et non, il n’y a pas de photos de nous deux sur les réseaux.

Mon mari, par contre, vous l’avez déjà vu, surtout si vous m’avez rencontrée en salon. Il est un membre essentiel de La Griffe du Loup, et ce n’est pas ma complice en écriture qui dira le contraire ! Rassurez-vous, on le bichonne, en salon (et beaucoup de lectrices aussi. C’est qu’il a son fan-club !).

Sinon, vous savez aussi que j’ai des chats – plus précisément trois matous au comportement de voyous – et un (gros) poney. Les plus anciens savent que j’ai aussi eu deux autres chats et trois autres chevaux, tous partis au paradis des animaux à présent.

Ah, et bien sûr, si vous me suivez attentivement, vous savez que je suis lorraine et fière de l’être. Et peut-être même que j’ai des ascendances corses et italiennes. Et aussi que ma ville préférée dans l’Univers tout entier est Venise.

Ça en fait pas mal, au final, non ?

Pardon ? Que dites-vous ? Que je ne donne jamais d’avis sur ceci ou cela, sauf si ça concerne les animaux ? Que vous ne savez pas ce que je pense sur tel ou tel sujet d’actualité ? C’est pas faux.

Et je ne vous en dirai pas plus aujourd’hui, parce que sur sa vie il faut savoir mystère garder.

Alors, qui suis-je, au final ?

C’est très simple.

Je suis une Tisseuse d’Histoires, et je vous invite dans mes mondes.

 

Oserez-vous en pousser la porte… ?

Qui suis-je...?

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19 février 2021

Leden Falls tome 2 : seconde lune (Maryline Weiss)

Leden Falls tome 2 : seconde lune (Maryline Weiss)

Un mois après le départ d'Amaury, de nouveaux incidents frappent Leden Falls et ses environs.

Tandis que Korian décèle les traces de plusieurs lycans aux abords de la ville, de mystérieuses disparitions sèment le trouble dans le comté de Mason. Il va devoir s'allier aux Cobras pour faire face à la vengeance d'un loup tortionnaire.

À mille kilomètres de là, Amaury peine à reprendre sa vie d'avant. Il enchaîne les entretiens d'embauche sans véritable motivation et ne parvient pas à éloigner Korian de son esprit. Informé des événements qui mettent à mal la petite ville brumeuse, il sait que son aide serait la bienvenue. Mais son retour à Leden Falls risquerait d'anéantir sa volonté de garder ses distances avec le charpentier.

À moins que ce ne soit justement ce qu'il souhaite ?

 

Coup de coeur !

J'avais beaucoup aimé le premier, tome, mais le deuxième est un véritable coup de coeur ! Tout au long de ma lecture, j'étais partagée entre l'envie de savoir comment il allait se finir et celle de ne pas quitter Leden Falls.

Cruel dilemme...

Mais au final, la curiosité l'a emporté, et j'ai tourné les pages (virtuelles) de ma liseuse... Il faut dire que l'intrigue est prenante, bien menée, et qu'on vraiment, vraiment, mais alors vraiment envie de savoir... De plus, j'ai apprécié la triple narration : le point de vue de Korian, celui d'Amaury et celui de Santho. Elle permet de se glisser complètement dans l'intrigue, puisqu'on a plusieurs points de vue, ce qui n'est pas le cas dans une narration à la première personne (style que je n'affectionne pas trop pour ma part). Autre point intéressant, le fait que Santho et Amaury parlent au passé, alors que Korian, lui, aprle au présent. Je trouve que ce choix renforce la part animale du charpentier : en effet; le loup vit dans l'immédiateté, et l'emploi du présent lui convient parfaitement.

Autre point fort, les personnages... (et mes préférés ne sont pas les héros !!)

Korian, le loup dans toute sa splendeur, mais aussi l'homme attentionné qui respecte les choix d'Amaury au point de s'oublier lui-même.

Amaury, qui ne sait plus trop où il en est. J'ai particulièrement apprécié ses hésitations et sa peur de montrer qu'il est avec un homme, lui qui n'a toujours été qu'avec des femmes. C'est tellement plus crédible que l'hétéro qui devient gay après juste un baiser et qui n'a pas peur de s'afficher tout de suite !! Ah, et au passage, pour les scènes Amaury-Korian, prévoyez une douche froide à proximité...

Santho, le chef des Cobra, qui va faire bien des découvertes sur sa propre nature dans ce tome. Santho, qui est l'un de mes chouchous en dépit de son passé peu reluisant (pour être sympa...). J'ai apprécié le fait qu'en dépit de son statut, il ne cache sa peur face à Korian (en même temps, on le comprend...). D'ailleurs, aucun des Cobras n'est très à l'aise en face du loup !! Et en plus, ce que l'on découvre sur lui via Samy, son grand-père est juste... Wow !! N'oublions pas Cameron, son petit frère... M'est avis qu'on le reverra, ce charmant et intéressant jeune homme... En tout cas, je l'espère !

Deux autres personnages dont je tairais les noms pour ne pas spoiler m'ont sidérée, dans ce tome. Attendez-vous à de grosses surprises !!

Et j'ai gardé ma préférée pour la fin : Maddy (un petit clin d'oeil à la mini-Maddy au passage, que j'aime également beaucoup), la serveuse rousse collègue d'Amaury... Cette fille est juste géniale !! Ce n'est pas si fréquent dans les romances MM, et je trouve important de le souligner. Elle n'a absolument pas peur de Santho (oh la scène où elle s'assoit sur son fauteuil), et m'est avis que ledit Santho n'est pas du tout indifférent à la rousse volcanique (une histoire d'énucléation et de clé à mollette rouillée, entre autres...). Franchement, c'est vraiment appréciable que tous les persos ne soient pas gays ; c'est tellement plus crédible !

Inutile de dire que le tome 3 sera en tête de ma PAL dès sa sortie...

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