Les Kergallen tome 4 : Sélène (Aurore Aylin)

Les Kergallen... une famille où la magie se transmet de mère en fille.

Sélène Kergallen est l'âme de l'Arche, le refuge qu'elle a créé. Elle a choisi de mettre son don au service des animaux qu'elle recueille et, secondée par les siens, s'épanouit dans la mission qu'elle s'est fixée.
Alors qu'il fuit de mystérieux poursuivants, Korenn fait irruption à proximité de l'Arche. Obstinément, il refuse l'aide de la magicienne, persuadé qu'elle n'a qu'un seul but, comme tous les sorciers qu'il a pu rencontrer jusqu'à présent : lui arracher ses secrets. Mais lorsque le danger se rapproche, Korenn doit se résoudre à se fier à celle dont l'esprit l'apaise. Sans se douter qu'il en fait une cible pour ses ennemis...

 

Retrouver les Kergallen est toujours un vrai bonheur, et pas seulement parce que cette famille est addictive au possible. Ou plutôt si, parce qu'elle l'est, grâce au talent de son auteur, qui sait se renouveler au lieu de faire des histoires toujours semblables comme c'est trop souvent le cas dans ce genre de saga. Chaque tome apporte sa touche de nouveautés, et a son ambiance propre. Thaïs, c'était le rire (ah, la machine à laver...), Joanna, la fougue et la pétillance, Nina, plus sombre et poignant, et Sélène, un mélange de follie kergallenesque et aussi de déchirures.

Sélène est une jeune femme moderne, et agit en tant que telle, ce que j'ai particulièrement apprécié. On a un peu passé le siècle de l'héroïne toujours vierge à 30 ans alors que le héros, lui, s'est envoyé la moitié de la gente de la féminine de la planète (ben oui, ça existe toujours, ce genre de clichés...), non ? Que ce soit avec Corentin Kergallen et Titouan de Chânais (toujours prêts à faire les 400 coups, ces deux-là, mais comme c'est le plus souvent pour la bonne cause, on leur pardonne), ou avec Korenn, qu'elle va apprivoiser petit à petit malgré ses réticences, Sélène sait ce qu'elle veut, le fait savoir, et... l'obtient !! Mais je ne vais pas vous dévoiler l'intrigue, ce serait trop dommage, surtout qu'elle est pleine de rebondissements plus inattendus les uns que les autres.

Un mot cependant sur Zila, la méchante de l'histoire... Alors oui, j'ai eu envie de l'étrangler, mais d'un autre côté, Zila est un personnage complexe, qui oblige à se poser des questions, parce que quelle que soit son ascendance, n'aurait-elle pas été différente, avec une autre éducation...?

Quant à l'épilogue, outre le fait que je vais tanner Aurore à propos d'un certain personnage, il est tout à fait dans l'esprit de notre famille de sorcières déjantées, et bien digne de ce nouvel opus des aventures des Kergallen.

Et mention spéciale à l'Arche et à ses habitants !

 

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