Otoko geisha (Eva Justine)

Un homme geisha a-t-il le droit d’être amoureux ?

Élevé dans une maison des plaisirs, Mikio est un otoko geisha. Rompu aux arts de la sensualité, de l’écriture, du chant et de la conversation, il aspire plus que tout à s’élever dans la société nippone. Entrer au service du seigneur Akana Fujiwara no Akimitsu lui ouvre le chemin vers la reconnaissance. Mais il lui faudra se soumettre à tous ses désirs, même les plus vicieux. Pris au jeu de la soumission, le jeune homme apprendra à aimer et respecter cet étrange maître... jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre de Kaori, le frère jumeau de son seigneur. Troublé au plus profond de son âme, Mikio suivra ses sentiments en un tracé sinueux.

Entre l’art de la vie japonaise au XVIIIe siècle, les délices d’un voyage au palais impérial, et les ravages d’un tremblement de terre, il affrontera avec honneur toutes les épreuves mises sur le chemin de son bonheur.

Mais sera-t-il capable de décider quel homme emportera son cœur ?

 

J'ai lu cette histoire d'abord par curiosité : je ne savais pas que les geishas avaient d'abord été des hommes (il en existe d'ailleurs encore quelques-uns actuellement), et du coup, forcément, ça m'a intriguée. Mais il est difficile de trouver des documents à ce sujet - curieuse de nature, j'ai cherché -, et du coup, je comptais un peu sur le livre, surtout que j'ai eu l'occasion de lire l'autobiographie d'une geisha. Effectivement, si l'auteur n'entre pas dans le détail, on en apprend cependant plus sur ce Japon du XVIIIe siècle, qui semble bien plus libre que certaines sociétés actuelles sur les orientations sexuelles de ses habitants.

Par contre, le résumé est trompeur au sujet des jeux entre Akana et Mikio. Finalement, il ne passe grand chose de bien terrible, il ne s'agit pas d'une vraie relation D/s comme c'est sous-entendu, juste de jeux érotiques peu poussés. L'impression que j'ai surtout eu en lisant ce livre, c'est une immense sensation de beauté, de bien-être et de douceur reposante. Certes, il y a des moments difficiles (juste ce qu'il faut pour ne pas sombrer dans la guimauve), et même durs, très durs (notamment avec le tremblement de terre), une garce qui m'a donné de furieuses envies de lui coller une claque, mais ce qui me reste avant tout de cette histoire, c'est une impression de paix et de détente.