Terres nordiques (James Erich)

À l’époque de l’ère Viking en Islande, où l’on attend des jeunes garçons qu’ils deviennent de bons fermiers et d'habiles guerriers, il y a peu de place pour Kol, jeune garçon chétif de douze ans, jusqu’à ce qu’il retienne l’attention d’une femme seið – une sorcière – et devienne son apprenti. Kol se rend chez la sorcière où son petit-fils, Thorbrand, le prend sous son aile. Bientôt, Kol découvre autre chose sur lui-même – quelque chose qui le différencie de manière peu virile : il est tombé amoureux d’un autre garçon.

Mais le monde change et menace ceux qui pratiquent les arts anciens. Alors que la nouvelle vie de Kol le conduit à travers les Terres Nordiques, il découvre qu’une nouvelle religion se développe rapidement et que le Roi Olaf Tryggvason pourchasse et exécute les sorciers. Quand une querelle vieille de plusieurs décennies force Thorbrand à choisir entre Kol et son devoir envers un parent, Kol se retrouve livré à lui-même, avec pour seuls guides les messages énigmatiques d’une Déesse Antique, pour le mener à son destin – et probablement à sa mort.

 

Avant toutes choses, si en ouvrant ce livre vous cherchez une romance torride entre deux beaux Vikings, passez votre chemin. Certes, il y a une romance, mais elle n'est que secondaire, plus suggérée que détaillée, et si elle joue un vrai rôle dans l'histoire, c'est plus en raison des obstacles que l'attirance que Kol et Thorbrand fait naître entre eux.
Car s'il est acceptable de violer un homme à la guerre, en aimer un, c'est une autre affaire, et cela ne fait que démontrer un manque certain de virilité... Surtout que si Thorbrand a bien le physique d'un guerrier, Kol, lui, est plutôt petit et pas particulièrement musclé, ce qui lui vaut d'ailleurs le mépris de son père et de son frère.
Néanmoins, j'ai pris un plaisir immense à lire ce livre, extrêmement bien documenté (l'auteur a fait des recherches impressionnantes !), et qui permet de plonger dans la mythologie et l'histoire des peuples islandais et scandinaves. On y retrouve également l'émergence de la chrétienté au sein de ces royaumes, chrétienté dont l'intolérance a entraîné la disparition des sorciers tels que Kol. J'avoue ne pas avoir interrompu ma lecture tellement l'histoire est captivante. Le seul reproche que je ferais au livre, est la surabondance de "mais". Il paraît que les anglophones n'accordent pas la même importance que nous aux répétitions, et que les "but" en rafales ne les dérangent, cependant, j'avoue que malgré l'intérêt que j'avais pour l'histoire, voir un "mais" au minimum toutes les trois lignes, voire deux en une phrase, ça finit par faire beaucoup.